Longtemps accrochés par leurs adversaires, les Parisiens se sont imposés sur le score de 23-37 face à Prato, en faisant la différence notamment en deuxième période. Ils arrachent au passage le bonus offensif.
Que de difficultés pour le Stade français ! Le club parisien avait-il pris ce déplacement à la légère ? Etait-il prêt à en découdre face à des Italiens culturellement accrocheurs ? Toujours est-il que l'équipe de la capitale, certes remaniée, a eu toutes les peines du monde à faire la différence et a dû attendre l'heure de jeu pour se détacher définitivement au tableau d'affichage.
Tout avait pourtant si bien commencé ! Le Stade français menait déjà 14 à 0 après tout juste dix minutes de jeu, et l'après-midi s'annonçait clémente. Francis Fainifo (7e) puis Jérôme Fillol (10e) avaient mis leur équipe sur les bons rails. La moitié du chemin vers le bonus offensif était d'ores et déjà engloutie, Paris se voyait probablement déjà trop beau.
C'était évidemment sans compter sur la combativité transalpine. Prato s'offrait effectivement un retour grâce à deux essais de Ruffolo (11e) et Sepe (21e) ainsi qu'une pénalité de Frati (18e). Nicolas Bézy maintenait tout de même l'avantage de son équipe au pied (14e, 31e) et Paris virait en tête à la pause, 15 à 20.
Le Stade se devait de réagir et repartait au combat, et c'est à nouveau Fainifo qui faisait parler de lui en aplatissant une deuxième fois (53e) avant de signer un triplé à la 78e. Les visiteurs avaient par ailleurs obtenu le bonus offensif sur un essai de pénalité (66e). La réalisation de Cannnone (80e) ramenait l'écart final à quelque chose qui reflétait davantage la physionomie du match (23-37).
Paris a eu peur mais a rempli sa mission, et continue son cavalier seul en tête de la poule avec quatre points d'avance sur Grenoble. Prato reste dernier avant le match retour la semaine prochaine.