Nouvelle sortie de route ou sortie de crise ? Telle est la situation du club francilien avant d'affronter à deux reprises Edimbourg, dernier de la poule avec... aucun point inscrit. Mais les Ecossais sortent du trou.
Le Racing s'est offert un premier répit samedi dernier. Victorieux du Stade Français dans le derby francilien (23-15), il a ainsi mis fin à une série noire charbon de six défaites de rang, s'est même replacé à portée de Grenoble, sixième du Top 14. « C'est vrai que cette rencontre face au Stade Français nous a permis de retrouver un petit peu de confiance et ainsi aborder ce rendez-vous européen avec beaucoup d'envie et de volonté. Nous voulons remporter ces deux matchs face à Edimbourg et rester en course dans cette compétition », souriait ainsi Henry Chavancy, le centre du Racing.
Edimbourg, qu'il rencontrera ces deux prochains week-ends, semble l'adversaire idéal pour poursuivre dans cette lignée.
Les Ecossais, demi-finalistes l'an passé de l'épreuve, ont entamé de la pire des façons leur campagne européenne. Deux défaites au compteur déjà mais pas anodines : 45-0 face aux Saracens, 33-0 au Munster, du jamais-vu ! Mais les Racingmen qui étaient déjà au club la saison dernière sauront être vigilants à l'extrême.
A Murrayfield, la première manche avait été un sommet de jeu, perdu par les Franciliens (48-47), idem au retour (24-27) à Colombes.
Si jamais la motivation de recoller aux basques des Saracens et du Munster n'était pas suffisante, le doux goût de la revanche titille les papilles des Bleu et Blanc, à l'image de Henry Chavancy : « Nous avons à cœur de prendre une revanche face à ces Écossais qui nous avaient battus l'an dernier », dit-il sobrement.
Mais Edimbourg est un peu moins ce club moribond qu'il était encore au début du mois, après deux succès en Ligue celte face aux Ospreys et Connacht qui l'ont enfin (re)lancé. Au Racing de couper l'élan et de retrouver le sien.