C'est après sa double confrontation avec le club écossais que Castres saura s'il peut enfin avoir de l'ambition dans cette compétition. La condition ? Gagner à Glasgow.
La première étape de survie avait été brillamment passée en octobre dernier par les Tarnais.
Etrillés en ouverture face au dernier finaliste, l'Ulster, ils avaient conservé leurs chances intactes en s'imposant le week-end suivant à Ernest-Wallon face à Northampton, leader du championnat anglais (21-16).
De quoi éveiller des ambitions dans une poule relevée et dans une compétition qui ne lui a jamais vraiment réussi, puisque Castres ne s'est extrait qu'une seule fois de la phase de poule, il y a dix ans, avant de céder en demi-finale face au Munster.
Le bilan est encore plus famélique pour les Glasgow Warriors, qui n'ont remporté eux aussi qu'une seule fois la bataille des poules, en 1998. Eux s'étaient fait laminer en quart. Tout ça s'est passé il y a une éternité. Castres a beaucoup grandi depuis, fait mûrir son jeu, élargi un effectif enfin capable de jouer les gros bras en France comme en Europe.
Les Ecossais végètent eux en fin de classement de la Ligue celte (10e) et ont cédé lors de leurs deux premiers matches face à Northampton (24-15) et l'Ulster (18-9). Dans cette épreuve, ils n'ont plus remporté la moindre rencontre depuis un an exactement, à cet exact même stade de la 3e journée. C'était face à Montpellier (20-15), avant d'aller tirer un nul dans l'Héraut (13-13). De quoi rester aussi vigilant qu'ambitieux avant d'aller fouler la pelouse du Scotstoun Stadium.