Sans faire oublier la lourde défaite chez les Harlequins lors de la 1e journée, le succès bonifié et attendu face aux Italiens de Zebre (38-17) met fin à une série de cinq défaites du BO.
La dernière défaite en date avait rougi les joues basques de honte, une méchante claque reçue chez les Harlequins (40-13) huit jours plus tôt. Alors la réception de Zebre représentait une occasion idéale d'enfin sortir d'une pelouse en vainqueurs. Occasion saisie à pleines mains face aux joueurs de Christian Gajan, l'ancien coach de Bayonne, avec six essais à la clé.
Pluie drue et incessante, terrain gorgé d'eau, les conditions de jeu dantesques n'ont pas exactement favorisé les mouvements de grande ampleur. Alors les Basques ont fait les choses dans l'ordre, envoyant du lourd à la chasse au Zebre. C'est Fabien Barcella qui le premier traverser la ligne italienne. Lesgourdes et Ngwenya l'imitent au cœur d'une première période courageuse des Parmesans. Le pied de Halangahu leur permet de ne pas être totalement largués avant le second acte (19-9).
Ils y encaisseront de nouveau trois essais, l'œuvre cette fois de Taele-Pavihi, Lesgourdes et enfin Héguy. Le bonus offensif était en poche à la 46e minute et on veut bien croire que dans cette piscine d'Aguiléra, il n'était pas simple de produire un jeu beaucoup plus réjouissant. Joueuse et pleine de caractère malgré la déroute annoncée, le Zebre inscrit l'essai de l'honneur par Van Schalwyk en toute fin de match.
Même contre une équipe italienne sans aucune référence, la victoire est savoureuse pour les Biarrots. D'abord parce qu'ils n'y avaient plus goûté depuis le 8 septembre. Ensuite parce que ces cinq points étaient le minimum syndical à glaner face aux Parmesans pour rester en course dans cette poule où les Harlequins ont confirmé au Connacht (30-22). Les Basques devront dominer deux fois la province irlandaise en décembre pour viser une place en quart.