Avant-dernier en Top 14, battu à domicile lors de la 1e journée par les London Irish, Bordeaux-Bègles va surtout profiter de la Amlin Cup pour offrir du temps de jeu aux jeunes et reposer les cadres.
C'était une évidence avant même le début de la saison : l'UBB aurait du mal à s'éloigner la zone rouge en Top 14, l'objectif ultime. Alors même très attaché à une compétition qu'il a remporté avec Castres en 2003, Raphaël Ibanez, le manager général du club bordelais, ne pouvait en faire sa priorité.
Vendredi dernier, les jeunes ont donc pris le pouvoir mais pas les points de la victoire, étrillés par les London Irish (43-16) à André-Moga.
Un retour un peu brutal dans une épreuve que l'UBB n'avait plus fréquenté depuis huit saisons. Damien Larrieu, 3e ligne de 24 ans, a été l'un de ses espoirs du club lancé dans le bain européen le week-end dernier.
Il savait à quoi s'attendre. « Collectivement, on savait que c'était un peu l'équipe A' qui allait jouer, mais on avait beaucoup d'envie, lit-on sur le site du club. Mais l'envie n'a pas suffi, puisqu'on a pris quand même quarante points. »
Le défi qui se dresse devant eux jeudi soir n'est pas moins grand. C'est à Kingsholm que s'écrit le deuxième opus de cette Amlin Cup face à Gloucester, déjà vainqueur en ouverture d'un club français, Mont-de-Marsan, au terme d'un match sans relief (11-3).
Ce qui donne de l'espoir à Damien Larrieu. « Ce match à Gloucester peut être l'occasion pour nous de réparer les point qui n'allaient pas pour faire un match plus propre. Pourquoi pas aller chercher une victoire qui nous ferait énormément de bien à nous les jeunes, du bien pour le collectif ? »
Dans la lutte pour la qualification, Gloucester et les London irish ont confirmé leur statut de favori sur deux clubs français qui sont aussi les deux derniers de la classe en Top 14. Alors les Cherry and White ne feront aucun cadeau à cette jeune génération bordelaise, de toute façon envoyée au feu davantage pour grandir que pour gagner.