A l'image de leurs homologues perpignanais, les joueurs du Stade français vivent une nouvelle ère. Après avoir régné, entre autres, sur le rugby hexagonal des années 2000, le club de la capitale cherche à se refaire une santé, et doit pour cela gravir à nouveau les échelons du rugby européen.
Ils s'attaquaient donc à la conquête de l'Amlin Challenge Cup avec de réelles ambitions, comme le révélait avant ce week-end Pierre Rabadan, joueur cadre parisien : «
Nous jouons toujours cette compétition à fond. L'objectif sera d'aller au bout ou de s'en rapprocher le plus possible. Le groupe veut une équipe forte, combative, qui joue tous ses matchs pour les remporter. » Face aux nouveaux venus des London Welsh, la mission parisienne consistait tout bonnement à faire le plein à l'occasion de ce premier déplacement.
Les Parisiens démarraient donc la rencontre pied au plancher, envoyant Bonfils à l'essai dès 2e minute de jeu. Ils avaient par ailleurs décidé de développer un important volume de jeu, n'hésitant pas à exploiter les espaces dont profitaient successivement Bonneval (17e) puis Vuidravuwalu par deux fois (20e, 28e). La messe était alors quasiment dite, le bonus offensif d'ores et déjà assuré. Les Anglais ne baissaient néanmoins pas les bras et répondaient par trois pénalités de Henson (4e, 9e, 35e) et un essai de Bateman à la 31e. Le score à la pause était de 32 à 16 pour Paris qui allait devoir rester vigilant.
D'autant plus qu'Henson ajoutait trois unités (43e) dès le retour des vestiaires. Mais le Stade français était trop fort et cinq essais de Fainifo (48e), Bonfils (54e), Guillemain (59e), Bonneval (73e) et Contepomi (76e) mettaient un terme aux débats, pour un score final de 68 à 19.
Mission accomplie pour Paris qui se lance idéalement avant de recevoir Grenoble pour ce qui sera vraisemblablement le sommet de la poule 5. Les London Welsh chercheront à se relancer chez les Italiens de Prato.