7 Jun, 15h40
L'ERC confirme que la Fédération Française de Rugby a retiré sa demande d'accueil des finales 2014 de la H Cup et de l'Amlin Challenge Cup, en raison de l'incertitude quant à la disponibilité du Stade de France.

Le Leinster est ainsi devenu le deuxième club à conserver son titre après Leicester en 2002. Pendant toute sa campagne européenne, le Leinster a étalé une puissance collective et un style offensif qui en fait à coup sûr l'une des meilleures équipes de tous les temps. Cullen pense néanmoins que ce sont les bases qui permettent ces envolées, surtout dans les matches importants.
« Nous étions très concentrés sur ce secteur. En demi-finale, notre faiblesse en touche aurait pu nous coûter le match. Parfois, ce fut la mêlée », analyse Cullen.
Dans ces matches à élimination directe, sans une conquête forte, pas de victoire. En finale, la nôtre a été bonne. »
Nous marquons un essai en récupérant un ballon sur mêlée, un autre de pénalité sur un maul de 15 mètres. Ce sont deux moments clés du match. »
S'ils ont dominé la bataille de la conquête à Twickenham, le Leinster a aussi été beaucoup plus précis que son adversaire.
L'Ulster n'a pas réussi à capitaliser une légère domination dans la première demi-heure quand les coéquipiers de Cullen ont saisi quasiment toutes leurs opportunités.
Le capitaine de l'Ulster Rory Best admet que son équipe a pris une leçon de réalisme. « Ils se sont créé cinq ou six occasions, toutes converties », peste-t-il. Cullen ne dit pas autre chose.
« On savait que ça allait être dur et ça l'a vraiment été pendant une demi-heure. Ils ont eu quelques opportunités mais n'ont pas su les saisir.
« Nous avons fait le dos rond puis nous sommes allés planter deux essais. Lors d'une finale, c'est très important d'être devant au tableau d'affichage. Nous avons appris ça de la dernière finale (Le Leinster était mené 22-6 par Northampton à la pause). Il faut continuer à jouer, quelque soit la situation. »
Réussir de grands matches lors de ces joutes à élimination directe est devenu une marque de fabrique pour le Leinster, trois fois vainqueur en quatre ans et demi-finaliste en 2010.
Mais ça n'a pas toujours été comme ça.
Pendant de très nombreuses années, les Irlandais étaient considérés comme des perdants sur le plan continental.
Il y a bien eu quelques quarts ou demi-finales avant le premier titre de 2009. Mais cela se finissait invariablement par une grande déception.
Leo Cullen en a connu quelques-unes pendant sept années au club, avant de filer à Leicester en 2005, où il a beaucoup appris sur la manière de gérer ce genre de matches. De retour en 2007 dans sa province irlandaise, son expérience cumulée à celle de ses coéquipiers a fait grimper le niveau jeu de l'équipe beaucoup plus haut.
« Nous avons connu quelques sacrés revers un peu partout en Europe ! Je ne voyais vraiment pas comment cette équipe pourrait connaitre le succès. Et moi, je voulais goûter au succès. Leicester est un club fantastique où il existe une culture de la gagne. Je ne dirai jamais assez combien j'ai appris là-bas.
C'est quelque chose de spécial de jouer dans l'équipe dont vous étiez supporter, enfant. Mais à Leicester, j'ai énormément appris sur ce qui est requis à ce niveau. »
« Même en 2007, je ne voyais pas comment on allait pouvoir gagner des titres. Puis Michael Cheika est arrivé et il a changé la mentalité des gars. Il a aussi amené quelques joueurs de qualité, sorti deux ou trois autres jeunes.
« Ce n'était pas très beau alors mais on a remporté notre première H Cup en 2009. Puis ce fut au tour de Joe Schmidt de prendre les rênes et de poursuivre l'aventure. Il est très exigeant mais est génial avec les joueurs. Tout le staff bosse très dur pour maintenir cette excellence.
« Il y a vraiment un bon mélange dans cette équipe. Tout le monde s'entend bien, c'est un groupe très serré, solidaire. On est content de bosser pour l'autre, de bosser dur. C'est vraiment un plaisir d'être ici."
