De son côté le talonneur international français jouant aux Leicester Tigers pour la dernière saison, Benjamin Kayser revient sur la finale de H Cup de 2005 à laquelle il avait participé et fait part des sentiments qu'il a ressentis pour sa toute première expérience en club professionnel.
« Cette finale de Coupe d'Europe de 2005 était merveilleuse dans le sens où c'était ma première saison en tant que professionnel et je ne pouvais pas rêver mieux que d'arriver à ce stade là du tournoi. »
« Malheureusement nous avons dû passer par des prolongations et nous sommes tombés sur une équipe de Toulouse qui était vraiment maîtresse de son sujet. Dans mon souvenir ça s'est joué sur des petits détails et nous avons perdu. Donc dans l'ensemble c'était un super souvenir d'arriver aussi loin dans la compétition aussi tôt dans ma carrière surtout dans un stade de Murrayfield que je trouve magnifique, mais c'était une très grosse déception de perdre au terme des
prolongations. »
Les Tigers reviennent à Murrayfield cette saison en espérant faire un meilleur résultat. Il ajoute :
« Ça va être un tout autre match, une toute autre atmosphère et je vais jouer dans une équipe différente avec une culture quelque peu différente mais c'est vrai que cela aura un goût de déjà vu. »
« J'espère en tous les cas que la chance nous sourira cette fois-ci et qu'il n'y aura pas de prolongations et que nous gagnerons avant les 80 minutes ! »
Sur un plan personnel, le fait de quitter les Leicester Tigers sur une victoire de H Cup représenterait beaucoup pour Kayser après deux saisons intenses dans le club anglais.
« Pour moi ce serait vraiment magnifique. Venir jouer chez les Leicester Tigers a été une belle expérience que j'ai appréciée du début à la fin et qui m'a apporté énormément dans un club superbe avec une mentalité extraordinaire. »
« Terminer sur une finale de Premiership et de H Cup c'est merveilleux. Disputer des finales de Coupe d'Europe est plutôt rare pour un club et c'est donc un honneur que de pouvoir finir mon aventure avec Leicester sur une telle note. »
Être impliqué dans deux des matchs les plus dramatiques de l'histoire de la H Cup en terme de suspens, à savoir vivre les prolongations de la finale de 2005 et celles des demi-finales cette saison contre les Cardiff Blues, a de quoi laissé des traces pour n'importe quel joueur.
« Les émotions ressenties sont très bizarres, personnellement je n'aime pas ça du tout parce que jouer un match de rugby à fond pendant 80 minutes c'est déjà super éprouvant psychologiquement et physiquement, surtout lorsque vous jouez à l'avant. Et à partir de la 60e ou 70e minute vous commencez à regarder la pendule et à compter les minutes restantes donc de se dire qu'au bout de 80 minutes on repart de zéro et que tout peut alors se jouer sur des détails, c'est dur à avaler. »
« Tout le monde est lessivé, ça se joue sur l'équipe qui est la plus rodée, la plus soudée, la plus homogène, la plus solidaire et celle qui a le plus d'expérience donc c'est super dur à vivre. C'est clair que question suspens ça vaut le coup et ça peut rendre la victoire d'autant plus belle mais on se passerait volontiers du stress et de la fatigue supplémentaires que cela implique. »