Didier Nourault, le manager général du Montpellier Hérault Rugby Club, estime que le premier match de la compétition, contre Bath, sera très compliqué...
"Bath Rugby ? Très, très compliqué comme premier match… Ils ont un jeu extrêmement physique, typiquement britannique, direct et, je dirais, « très appris » et appliqué un peu comme on récite une leçon. En fait, ils font ce que nous ne faisons pas !"
"Nous préférons appliquer des schémas de lecture et de compréhension du jeu adverse, d'adaptation à l'adversaire. Nous privilégions la prise d'initiative. Mais si nous avions le même « matériel » physique, nous jouerions certainement un peu plus comme eux !"
"Nous savons qu'ils ont une très forte conquête en mêlée et en touche, qu'ils excellent dans le défi, d'homme à homme et dans les ballons portés, qu'ils adorent le combat. Les clubs anglais possèdent tous un bon nombre de joueurs internationaux, à la différence du championnat français où les internationaux sont concentrés dans quelques clubs du haut du tableau, ce qui va nous désavantager."
"D'autant qu'avec le début de championnat épuisant que nous avons vécu, je vais être contraint de mettre au repos certains cadres et faire tourner l'effectif. Cela aura au moins l'avantage de tester le comportement en première ligne de joueurs comme Vigna, Toleafoa ou encore Descamps, sans oublier Chouchan en troisième ligne. Enfin, avec un peu de chance, des talents comme Sarramea ou Todeschini, blessés, seront peut-être remis à temps. Mais je le répète, jouer Bath d'emblée, ce la va être compliqué, très compliqué."