Dan Carter n'a pas encore chaussé ses crampons pour le club catalan mais il a déjà fait une grosse impression à Perpignan en avant-première de son arrivée programmée en décembre
Dan Carter n'a pas encore chaussé ses crampons pour le club catalan mais il a déjà fait une grosse impression à Perpignan en avant-première de son arrivée programmée en décembre, à temps pour les 3e et 4e journées du tournoi européen.
Tandis que toute l'attention a été portée sur la signature du demi d'ouverture prodige des All Blacks, le club doit tenter de poursuivre sur sa lancée après sa victoire 27 à 16 en match d'ouverture dans la poule 3 face à Benetton Treviso et occulter Carter pour le moment. Les Catalans vont se déplacer en terres galloises pour affronter les Ospreys lors de la prochaine journée au Liberty Stadium samedi.
Les Ospreys n'auront donc pas pour l'instant à se soucier du facteur « Carter » dans l'équation même si Jacques Brunel, le directeur technique du rugby à Perpignan admet que tout le monde ne peut s'empêcher de parler de Dan Carter.
« Et étant donnée l'accueil réservé à la fois par le club et les supporters lorsqu'il est venu nous rendre visite en septembre, nous savons qu'il va avoir un impact important sur l'équipe, particulièrement en ce qui concerne leurs ambitions et leur confiance. »
« Il va, nous l'espérons, apporter ce petit plus qui peut souvent faire la différence entre gagner et perdre, surtout à ce niveau là du rugby lorsque ce sont les petits détails qui comptent le plus. »
Même sans Carter, le club français a gagné quatre matchs sur six en Top 14 plus la victoire en 1re Journée de la H Cup contre l'équipe de Trévise.
« L'équipe a bien joué et a effectué une belle performance depuis le début de la saison », a déclaré Brunel. « Le match contre les Ospreys sera crucial pour nos espoirs de qualification et, même si nous attendons l'arrivée de Dan avec impatience, nous allons devoir faire sans lui pendant encore un moment donc nous ne pouvons pas nous permettre de penser à la manière dont sa venue va affecter l'équipe tant qu'il n'est pas arrivé. »
Perpignan, battu par Toulouse lors de la finale de 2003 à Dublin, a passé les phases éliminatoires l'année dernière pour la quatrième fois en huit participations au tournoi, avant de s'incliner 20 à 9 face aux London Irish. »
« Nous étions bien évidemment amèrement déçus de cette défaite l'année dernière en quart de finale », a déclaré Brunel.
« Même si le niveau du Premiership est très élevé, et si les London Irish sont aussi bons que n'importe quelle autre équipe de cette division, nous avions très bien joué contre eux lors des phases de poule et peut-être ne devons-nous notre défaite qu'à nous-mêmes en raison de nos erreurs. »
« La frustration était très grande après cette défaire et cela nous a galvanisé en vue de notre préparation pour notre campagne européenne cette année. »
« Cela étant dit, je ne connais pas bien les Ospreys. Je les ai regardé jouer depuis le début de la Magners League et au vu de leurs performances contre Ulster par exemple, il est évident de voir à quel point ils peuvent être dangereux. »
« Tout le monde sait que pour sécuriser notre qualification, vous devez remporter au moins deux de vos trois matchs à l'extérieur donc il nous faudra empocher une victoire soit au Liberty Stadium soit à Welford Road, ce qui est très ambitieux. »
« Un quart de finale à Barcelone est toujours un objectif convoité par le club. Nous sommes très fiers de notre héritage catalan et nous entretenons des liens très forts avec la ville de Barcelone et le Sud de la Catalogne, et ce serait fantastique pour nous de pouvoir délocaliser l'un de nos matchs de l'autre côté de la frontière. »
« Toutefois la tâche s'annonce difficile et je préfère pour le moment me concentrer sur la qualification en quart de finale, et tant qu'à faire comme vainqueurs de notre poule ou en meilleur de deuxième rang. Vu la qualité de cette poule, il nous faudra travailler dur en ce sens. »