Byron Kelleher est convaincu que les nouveaux venus de London Irish issus des phases éliminatoires de la Heineken Cup sont les favoris de cette demi-finale...
... qui se déroulera au Twickenham Stadium samedi prochain, et les triples champions européens de Toulouse seront ainsi les outsiders.
Le demi de mêlée des All Blacks, Kelleher, s'inquiète par rapport à l'emploi du temps défavorable imposé récemment à Toulouse qui pourrait être un facteur majeur dans leur campagne pour se qualifier pour leur cinquième finale de Heineken Cup.
« Les gens disent que nous sommes favoris mais ce n'est pas vrai, et je crois que les circonstances ne jouent pas en notre faveur », a déclaré Kelleher.
« Nous avons disputé des matches énormes et difficiles contre Cardiff Blues, Albi et ASM Clermont Auvergne ces dernières semaines et le facteur fatigue pourrait s'avérer problématique. »
« De plus nous devons nous déplacer et Toulouse ne s'est pas bien comporté en matches à l'extérieur dans cette compétition. Nous avons perdu en allant à Leinster et à Leicester et parfois les Français perdent leur concentration dans ce cas, donc à mon sens, nous ne serons pas favoris. »
Tandis que Kelleher est anxieux par rapport à leur statut d'outsiders, et surtout maintenant que Vincent Clerc va manquer à l'appel en raison de sa blessure du week-end, il se méfie également de la menace que représente l'ailier samoan des London Irish, Sailosi Tagicakibau.
« Leur équipe pose quelques menaces et je connais bien Sailosi, il sera leur homme dangereux », a déclaré Kelleher.
« L'équipe de London Irish est très régulière. Leurs joueurs ne sont pas tous des stars mais il s'agit d'une super équipe. Ils travaillent dur, ont des combinaisons de jeu fantastiques et ont une bonne cohésion. Leurs qualités à la mêlée et en alignement en touche sont bonnes et solides, ce qui leur donnera la base nécessaire pour évoluer et cela représente un réel danger. »
Et, bien que cette étape de la Heineken Cup soit nouvelle pour Kelleher, la plupart de ses coéquipiers ont déjà vécu ce moment par le passé.
« Samedi tout va se jouer en un seul match, avec à la clé une élimination possible, donc tout dépend de ce qu'il se passera le jour venu. Peu importe le niveau d'expérience ou le talent de l'équipe », a-t-il dit.
« Tout est question de préparation avec les demi-finales et nous allons mettre le paquet pour gagner. Vous n'avez pas droit à l'erreur et faire les choses comme il faut et ce, dès la période de récupération, il faut aussi s'alimenter correctement et s'entraîner intelligemment, en somme bien faire ses « devoirs ». Nous voulons savoir exactement ce qui nous attend de la première à la dernière minute. »
« Parce que les Toulousains vivent du rugby et respirent le rugby. Le sang qui coule dans leurs veines est rempli de rugby. L'air est imprégné de rugby. »
« Il s'agit d'une région très fière et il me paraissait important de me fixer l'objectif d'atteindre les demi-finales de la Heineken Cup et de faire partie d'une équipe leader dans le Top 14. »
« C'est génial d'avoir accompli cela jusqu'à présent et tout le monde au club a été si accueillant et gentil avec moi, cela m'a aidé à m'intégrer. Je suis un Toulousain et pas quelqu'un qui vient toucher son chèque à la fin du mois. »
« En ce qui concerne les différences de jeu entre les deux hémisphères, je dirais que le rugby dans l'hémisphère sud consiste en en sprint de 100m tandis que le rugby de l'hémisphère nord relève plus du marathon, surtout en France. »
« Mais les matches entre les équipes du haut du tableau en France et entre les quart de finalistes de Heineken Cup sont tout aussi intenses que ceux que j'ai pu disputer dans le Super 14 et, bien que la Heineken Cup et le Super 14 soient deux tournois complètement différents, lorsque nous avons joué contre les Cardiff Blues récemment dans des conditions sèches c'était exactement comme de jouer un match de Super 14. »