Les triples champions du Stade Toulousain savent mieux que quiconque ce que cela implique de remporter la Heineken Cup, notamment la valeur inestimable de jouer un quart de finale à domicile.
Les géants français s'apprêtent à disputer leur 90e match de Heineken Cup contre Leinster samedi au RDS, avec un avantage de cinq points en tête de la Poule 6 mais tout en restant méfiants par rapport à la menace que Brian O'Driscoll et ses coéquipiers font peser sur leurs espoirs de quarts de finale.
Alors que le tournoi constitue une nouveauté pour le demi de mêlée des All Blacks Byron Kelleher, qui a rejoint le club toulousain en octobre dernier suite à la Coupe du Monde de Rugby 2007, celui-ci est bien conscient des avantages que procure le fait de jouer à domicile pour les phases éliminatoires d'avril.
« Nous voulons terminer en haut de notre poule », a-t-il déclaré. « Je sais qu'après les matches successifs des journées 3 et 4, Leinster va se retrouver avec une dure tâche à accomplir pour se qualifier mais nous ne nous faisons pas d'illusions. »
« Il s'agit d'une équipe forte et ils aiment jouer notre style de rugby. Ils vont constituer un grand défi pour nous et ils vont vouloir nous battre sur leur territoire. »
« Toulouse aime jouer le ballon et c'est un aspect qui me plait car c'est ce que nous pratiquons aussi chez les All Blacks mais Leinster est capable de nous battre à notre propre jeu et nous devons rester intelligents et avoir la tête sur les épaules lors de ce match. »
« Nous essayons de travailler sur notre confiance au sein du groupe et ce match signifie bien plus qu'aller à la pêche aux points. »
« Ramener des points d'un match à l'extérieur est une affaire sérieuse ici pour une équipe française et l'impact de décrocher le point de bonus à Welford Road, malgré les conditions, nous a donné une réelle motivation en vue du match retour à Toulouse et nous allons essayer de nous reposer sur cette positivité tout au long de la saison. »
« C'était très important pour nous de gagner à domicile face à Leicester. Les conditions climatiques à Welford Road nous avaient rendu la vie difficile pour mettre en place le genre de jeu que nous aimons pratiquer et même si nous nous sommes bien adaptés, les Tigers s'en sont mieux sortis que nous. »
« Nous en avons tiré des enseignements ce jour-là et en avons tenu compte pour le match retour. Nous les avons empêchés de jouer et sommes allés au contact bien plus que ce que nous aurions fait habituellement et cela a été payant. Nous essayons d'innover et cherchons à changer notre plan de jeu complètement afin de rivaliser avec les forces de nos adversaires. »
« Le fait d'avoir une équipe de cette qualité nous permet de composer en fonction des besoins et cet atout est idéal, sans compter que nous avons eu beaucoup de chances jusqu'à présent en termes de blessures cette saison ce qui nous a aidé évidemment. »
« La saison est particulièrement longue et nous voulons pouvoir disposer d'une plateforme sur laquelle nous pouvons travailler et composer. Pour cela, il nous faut une certaine profondeur au sein de l'équipe pour que nous puissions mettre le paquet pour les grandes rencontres. Nous savons qu'il va y avoir une rotation entre des joueurs mais nous avons disposons d'une telle qualité parmi les joueurs que ces changements ne signifient pas pour autant que l'équipe en sera affaiblie. »
« Lorsque l'on effectue une rotation au sein d'une équipe à titre ponctuel, cela peut produire des équipes de qualité très médiocre mais l'approche que Toulouse veut mettre en place en adoptant ce plan de jeu est fait de manière consciente et nous avons travaillé très dur pour nous assurer que nous pouvons fournir des équipes fortes pour chaque match cette saison. »
« Chercher à être compétitif pour chaque match qu'elle dispute ne constitue pas une manière de penser traditionnelle pour une équipe française mais en changeant les joueurs régulièrement dans l'équipe, nous voulons atteindre ce niveau de continuité aussi bien à domicile qu'à l'extérieur. »