Toulouse s'apprête à affronter le Biarritz Olympique à l'occasion de la 15e finale anniversaire de la H Cup samedi au Stade de France suite à une défaite 13 à 21 en demi-finale de Top 14 contre Perpignan le week-end passé. Pour sa part, Imanol Harinordoquy, joueur emblématique du BO, voit néanmoins dans ses futurs adversaires toulousains une ressemblance avec les All Blacks.
« Toulouse est un model de constance », a déclaré le joueur au cœur du triomphe du XV de France couronné par un Grand Chelem 2010. « En termes d'effectif, de structure, de résultat, c'est le club numéro un en France et sûrement au niveau européen également. »
« Je les compare un peu aux All Blacks. D'autant plus, qu'ils retrouvent une ligne de trois-quarts qui joue rapidement sur les contres, très efficace. Sur le papier, ils sont favoris et pourtant j'y crois. C'est une équipe que l'on ne bat pas souvent mais que l'on peut battre. »
« Je suis comme les enfants ; je veux toujours ce qu'il me manque. C'est tellement dur d'arriver en finale de H Cup. Forcément ce titre me tient à cœur. »
« Personnellement bien sûr, mais aussi pour l'histoire du club, pour tous nos supporters. Nous avons connu les joies de remporter un Brennus en 2005 et 2006 et nous souhaitons vraiment partager de nouveau ce bonheur avec tous les supporters biarrots. »
Biarritz dispute sa deuxième finale de H Cup ; la première ayant eu lieu il y a quatre ans s'était finie dans la douleur suite à une défaite de 23 à 19 contre Munster.
« Je garde de la finale de H Cup 2006 un souvenir vraiment amer. », poursuit-il. « Je ne voulais même pas de cette médaille de second. Ce qui m'a rendu fou, c'est l'impression que nous n'étions pas prêts pour cet événement. »
« Le Millennium Stadium était bouillant de 40 à 50 000 supporters irlandais. Je pense que nos joueurs ont perdu leurs moyens. Cette fois-ci nous ne commettrons pas les mêmes erreurs. »
« Autant en 2006, au vu de la saison, c'était logique d'arriver en finale et pourtant ce jour-là nous avons perdu à Cardiff alors que nous avions la meilleure équipe sur le terrain. »
« Cette année, j'y crois vraiment. Nous ne sommes pas favoris mais je pense vraiment que nous avons toutes nos chances. Ce sont des matches qui se gagnent grâce à l'envie, la solidarité. Nous avons suffisamment de mental pour ramener cette Coupe d'Europe à Biarritz. »
Le capitaine actuel de Toulouse, Thierry Dusautoir, était un joueur du Biarritz Olympique en 2006 et est entré comme remplaçant à la 52e minute lors de la finale, avant de rejoindre le Stade Toulousain cet été là.
« Je pense qu'il va savoir mobiliser ses troupes parce qu'il n'ignore pas que Biarritz est capable de grandes choses dans ces moments là », a ajouté Harinordoquy.
« Il nous connaît suffisamment bien pour se méfier et pour ne pas nous faire de cadeau pendant 80 minutes. »
« Je n'appréhende pas l'idée de me mesurer à mes coéquipiers internationaux. Au contraire, c'est un défi source de motivation. On a toujours envie de montrer que l'on est meilleur que le joueur qui est en face. Il faut élever son niveau de jeu. Cela promet de beaux duels. »